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Femme de chambre, la sélection drastique des candidates

Femme de chambre, la sélection drastique des candidates

Depuis lundi 22 juillet, 9h00, les 9 candidates au poste de femme de chambre poursuivent leur formation professionnelle, mais cette fois-ci, au sein de l’hôtel dans lequel les plus performantes travailleront. Une fois de plus, cette sélection drastique rappelle qu’il n’y a que cinq places disponibles pour cet emploi.

I- Un démarrage au quart de tour

Découverte de la lingerie

Avant d’entrer dans le grand bain, cette semaine, les apprenantes se sont exercées en situation réelle, directement au sein de l’hôtel. De la sorte, elles ont pris conscience des enjeux du métier et du rythme à prendre. Préparer le chariot de linge, signaler les défaillances et assurer la parfaite propreté des chambres, c’est répétitif, mais c’est le défi quotidien des femmes de chambre.

A vrai dire, l’authentique apprentissage s’est déroulé cette semaine. Il n’est plus question de passer 45 minutes sur un appartement, mais bien 20-25 minutes maximum par chambre pour un nettoyage à blanc (et 8 minutes pour une recouche). Il faut être aussi rigoureux que méthodique pour rester dans les temps. C’est pourquoi les jeunes femmes doivent exécuter les différentes techniques précédemment apprises, avec rapidité et précision. Conjointement à cette mission, leur regard doit être habilité à guetter le moindre incident, même une souillure mineure.

Dans un deuxième temps, leurs managers veillent au respect de la chronologie des tâches : aération, état des lieux, dépoussiérage, le temps de pause du détartrant, tri des sacs poubelles et du linge, etc. Cette surveillance est particulièrement efficace à raison d’un ou deux coordinateurs pour chaque groupe. Par ailleurs, la répartition des groupes s’organise par tranches horaires précises, généralement entre 9h00 et 15h00. De la sorte, les encadrants se relayent et évaluent individuellement et de façon plus opérationnelle les apprenties femmes de chambre.

Un classement évolutif permet simultanément d’écarter les candidates pas suffisamment dynamiques, et de repérer au contraire, les plus aptes à occuper la place de gouvernante. De telle manière, toute nonchalance ou perte de temps demeurent gravement préjudiciables aux candidates.

II- Des erreurs irrémédiablement impardonnables pour une femme de chambre

Certaines jeunes femmes accumulent les fautes depuis une semaine et demie. C’est le cas d’une candidate pour qui la formation a pris fin ce mardi. Peut-être pas à sa place, Gwendoline a reçue la jeune femme en entretien pour lui faire part de la nouvelle. Toutefois, Rodolphe BARON assure qui l’aidera à se réinsérer autrement, au titre de Magdalena38. Indubitablement, elle suivra une autre orientation, hors Solenciel. Cet échec est partagé à l’ensemble dans candidates. Cette annonce fait office de piqûre de rappel. C’est-à-dire qu’à l’issue de la formation, tout le monde ne sera pas pris. Seules les cinq premières finalistes mériteront leur place. C’est pourquoi leur travail doit être synonyme de régularité, de propreté et de rapidité. C’est l’exigence même de la profession.

Du point de vue des maladresses courantes, associables aux débutants, nous retrouvons :

  • Une grosse perte de temps à vouloir tout dépoussiérer, même ce qui est propre.
  • Un manque de technique pour accomplir à la hâte un lit au carré.
  • Une éducation du regard peu élargie pour détecter en un seul coup d’œil les anomalies d’une chambre. Exemples : une table mal placée ou une lumière défectueuse.

Ainsi, sur les huit apprenantes restantes, six sont encore éligibles au poste de femme de chambre, dont trois au poste de gouvernante d’étage. La délibération sera connue d’ici la fin de la semaine, après une analyse collective des résultats et des comportements. En réponse aux besoins de l’hôtel, notre choix visera tout particulièrement des personnes de confiance, aussi rigoureuses, rapides, qu’autonomes.

III- La fin d’une formation et le début d’une nouvelle aventure

Après cette deuxième semaine de formation, les dés sont définitivement jetés pour les apprenties femme de chambre. Chacune connaîtra le verdict final d’ici peu et pourra alors se projeter un peu plus vers son avenir.  Momentanément libres le temps du démarrage de leur contrat de travail, les jeunes femmes seront en mesure de s’initier, durant le mois d’août, à la pratique du vélo. De cette façon, elles apprendront à rouler en ville et sur la route, avec un ami de Solenciel, lorsque la circulation se fera moins dense.

Finalement, pour les jeunes nigérianes et congolaises, ces jours d’apprentissage représentent l’aube de toute une vie de travail. Possiblement, elles nettoieront des chambres durant quelques mois, quelques années, ou bien, pendant toute leur vie professionnelle pour les plus passionnées. Le chemin à tracer dépendra uniquement de leurs choix et ambitions. Cette volonté sans équivoque se traduira notamment par le désir de parler mieux français, tout en s’instruisant de la culture occidentale. Assurément, les associations solidaires répondront toujours présentes pour leur fournir des cours, une formation, un soutien, un repas partagé, tout comme, une plus large ouverture culturelle sur le monde qui les entoure.

Solenciel