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Deux semaines de formation pour 9 candidates femmes de chambre

Deux semaines de formation pour 9 candidates femmes de chambre

Lundi 15 juillet, sur les 9 candidates retenues pour la formation, toutes ont répondu présentes. Particulièrement silencieuses, elles ont écouté avec attention les instructions transmises par l’équipe encadrante. Après une plus grande introduction théorique le mardi, la formation a officiellement débuté ce mercredi 17 juillet à 14h00, à raison de deux heures par jour.

I- Savoir-être : un esprit d’équipe avant tout

Le recrutement n’est pas totalement fini. En effet, après ces deux semaines de formation, l’équipe embauchera les cinq meilleures candidates. C’est pourquoi les jeunes femmes sont jugées sur leur attitude au travail et en groupe. L’observation a par ailleurs débuté dès leur arrivée, notamment à l’occasion du cours théorique et pendant les épreuves d’entrée.

L’équipe les surveille de près : questions, écoute, lacunes, et entraide. Quel que soit leur niveau d’expérience ou leur personnalité, il s’agit avant tout d’identifier les éléments forts du groupe. Par exemple, il peut s’agir d’une jeune femme jusqu’alors en retrait qui va spontanément proposer son aide. Cette réaction empathique va de cette manière lui faire gagner de précieux points. C’est-à-dire que leurs qualités humaines sont tout aussi importantes que leurs compétences techniques pour faire preuve d’un plus grand professionnalisme. En vérité, le savoir-être exerce une complémentarité fusionnelle au savoir-faire.

A ce titre, elles sont disposées à suivre deux semaines de préparation à leur nouveau métier, malgré un besoin sans équivoque d’apprentissage du vélo. De telle manière, il y’a trois groupes de trois, répartis entre les différents managers disponibles.

II- Savoir-faire : de la réactivité et de la prise d’initiatives

C’est parti pour deux heures de nettoyage chaque jour, pour un appartement par équipe. Entre dépoussiérage, désinfection et aspiration, les tâches répondent à une répartition précise et équilibrée entre les apprenantes.

Une fois sur place, les formateurs amènent d’entrée de jeu l’exercice de la housse de couette. Au premier abord, ils fournissent une rapide démonstration. Ensuite, à tour de rôle, chacune des candidates enfile la housse de couette. Quelle que soit le procédé mis à contribution, le résultat doit être identique, tout en respectant le timing imposé. D’autre part, les plis doivent être inexistants par un lissage sans faille.

Après cet échauffement, les formateurs présentent aux apprenties le matériel : des lavettes rouges, vertes et bleues, des pulvérisateurs de mêmes couleurs, un seau, une éponge, un aspirateur, une frange, et même un plumeau. Chaque objet possède un emploi bien défini que l’usager doit soigneusement respecter. A la suite, chaque jeune femme est responsable d’une partie de l’appartement. Derrière les recoins de prises, sous le lit, au fond du tiroir, ou sous l’évier, le moindre grain de poussière est à supprimer. Au début, il peut y avoir des oublis, en revanche, les jours suivants, ces mêmes fautes ne pourront être tolérées.

En dernier point, lorsque l’une des jeunes novices finit le travail de son côté, il est toujours préférable qu’elle vienne en renfort de ses camarades, car toujours dans cet esprit d’équipe, la prise d’initiative de chacune nous permet progressivement de reconnaître celles en qui nous pourrons avoir confiance. En fait, au-delà de leur habilité au balayage ou de leur aptitude à nettoyer avec efficience et prouesse, nous recherchons des personnalités autonomes, altruistes et bienveillantes. Soit, un personnel aussi serviable, avenant, qu’efficace dans le geste. 

III- Deux premières semaines décisives

Jour après jour les jeunes apprenties automatisent leurs gestes et dévoilent un peu plus encore leur personnalité. D’autre part, c’est une évaluation qui se peaufine pour les formateurs, avec diverses remarques et annotations des contrôles qualité, faits de « + » et de « – » comme valeurs d’attribution. A la fin, l’objectif va tendre à une sélection de 5 femmes de chambre sur les 9 candidates présentes. Concernant le reste des postulantes, leurs noms seront inscrits sur une liste d’attente prioritaire pour l’embauche en CDI en tant que cleaners.

Les deux prochaines semaines seront véritablement révélatrices. Toutefois, la délibération visant à départager les candidates sera très certainement difficile. En conséquence, l’ensemble des informations relevées sur le terrain viendront enrichir la réunion et permettre un plus juste choix. Quelques critères concernés par cette appréciation collective :

  • Travailler avec une tenue adaptée aux circonstances.
  • Être capable de prendre du recul et de corriger son travail.
  • Poser des questions, comprendre les attentes et appliquer les consignes.

 

En définitive, c’est un très bel emploi qui s’offre à elles. Le métier de femme de chambre est évolutif, et bien que discret, il participe activement à l’image de l’hôtel. C’est une profession dont la main-d’oeuvre reste très recherchée pour son sens de l’observation et de l’organisation, mais surtout, pour l’exécution d’un nettoyage perfectionniste et consciencieux. Par conséquent, les deux semaines à venir vont tout spécialement nous renseigner et orienter la décision finale pour le démarrage prochain de la prestation.

Solenciel