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Apprentissage du français, une étape de plus vers l’indépendance

Apprentissage du français, une étape de plus vers l’indépendance

Nous vous annoncions le mois dernier la relance prochaine des cours de français, et bien, c’est reparti ! Cela fait bientôt un an que Solenciel propose des cours de français à ses employées. Cet apprentissage, fourni par les volontaires en service civique et les bénévoles, vise à une insertion facilitée. En effet, leur autonomie en dépend. Elles doivent être capables de se faire comprendre dans des situations de la vie de tous les jours. Pour y parvenir, les apprenantes devront faire preuve d’assiduité, de rigueur et de beaucoup de persévérance.

La langue française : un apprentissage qui doit être rigoureux et régulier

Qui n’a jamais rêvé de devenir bilingue en un claquement de doigts ? L’apprentissage d’une nouvelle langue n’est pas toujours quelque chose de choisi, pourtant, c’est en prenant du plaisir à la découvrir que l’individu enregistre mieux les nouvelles sonorités.

Nos cleaners n’ont effectivement pas eu le choix, pourtant, si elles désirent se réinsérer en France, il leur est indispensable de pouvoir comprendre et parler français. Entre la grammaire, les conjugaisons, l’orthographe et la prononciation, rien ne semble évident. Si certaines personnes bénéficient de facilités dans l’apprentissage, pour d’autres, c’est un réel combat qui s’engage. Malgré ces embûches, leur volonté est palpable : se hisser jusqu’à la sortie définitive de ces réseaux de proxénétisme et enclencher la première vers une autre vie.

La plupart des jeunes femmes disposent de cours à l’extérieur. Cela n’est pas toujours suffisant, même si elles s’exposent à la langue en permanence. L’intérêt de cette démarche est donc de venir combler les manques, dans un cadre qui les rassure. Pour atteindre un bon niveau de langue, Solenciel prévoit, au minimum, 3 ou 4 heures de cours par semaine pour chaque fille. Suivant les emplois du temps respectifs des apprenantes et des enseignants, les leçons sont aussi bien individuelles que collectives. La priorité : l’oralité de la langue.

Enseigner une langue vivante par l’oralité et le vocabulaire

Notre nouvelle équipe de professeurs bénévoles est prête. Dans un premier temps, les cours sont moins formels pour identifier les lacunes et le niveau de chaque élève, de sorte à adapter le programme. En dehors des supports écrits et des ouvrages, il s’agit de susciter de la conversion orale. Et c’est bien là tout l’objectif de la langue vivante. Un article du marathon-des-langues.com, en corrélation avec ces propos, pointe cette anomalie :  « Parler est la compétence qu’on néglige le plus. Et pourtant, c’est la finalité de l’apprentissage ».

Nous sommes optimistes concernant leurs progrès futurs. Les enseignants adoptent des méthodes précises pour des élèves disposant déjà de quelques acquis. Les jeux, comme les cartes mémoires, sont aussi des outils ingénieux. Ils aident à la traduction et à la mémorisation de nouveaux mots. Abstraction faite de la pratique orale (faisant naître de nombreuses craintes chez l’apprenant), le vocabulaire se place comme étant un pilier majeur de la formation. Il constitue même l’ingrédient principal de la langue.

La volonté finale convoite à l’autonomie des jeunes femmes, même si leurs phrases présentent des imperfections. Elles en ont toutes la capacité, à leur rythme. L’une de nos cleaners, y est parvenue en une année, mais pour d’autres, il faudra peut-être deux ou trois ans. La clef de la réussite : du travail, de l’énergie, et beaucoup de détermination.

A terme, elles auront l’opportunité de travailler où elles le souhaitent étant donné que le bilinguisme reste particulièrement recherché. Cet atout leur ouvrira de multitudes portes, et les jeunes femmes, par cette qualité, seront entièrement aptes à prétendre à différents postes. Après une formation, elles pourront devenir, par exemple, secrétaires, vendeuses, cuisinières, caissières, ou pourquoi pas, professeurs d’anglais, ainsi, les rôles s’inverseraient. La philosophie de la vie n’est-elle pas d’apprendre, et de transmettre à son tour son savoir ? 🙂

 

 

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